Les changements ksmbd de Linux 7.3 ajoutent une compatibilité Time Machine activable sur option. C’est un nouvel usage du serveur SMB du noyau, mais réussir la connexion à un partage ne prouve pas qu’une sauvegarde pourra être restaurée.

Ce que le noyau ajoute
La demande d’intégration 7.3 du mainteneur décrit la négociation AAPL et les adaptations nécessaires à backupd de macOS. Le support est explicitement optionnel. Chiffrement par partage et réexécution des requêtes constituent des ajouts distincts de cette même mise à jour serveur.
La fonction concerne le serveur. Le client SMB Linux montant un partage distant est un autre composant. Vérifiez aussi les outils de configuration fournis avec le serveur : la présence de la fonction dans le noyau ne prouve pas que chaque distribution l’expose par le même réglage.
Évaluer le chemin de restauration
Utilisez des données de test sans valeur pour une première répétition. Créez un petit dossier avec un document, un sous-dossier et un nom contenant des accents. Conservez localement leur contenu de référence. Terminez une sauvegarde, modifiez le document puis effectuez une seconde sauvegarde.
Restaurez ensuite l’ancienne version du document dans un emplacement distinct et comparez son contenu à l’original conservé. Restaurez aussi le dossier, en vérifiant noms et propriétés utiles à votre travail. Ce chemin diffère de la simple consultation de la destination de sauvegarde.
Répétez enfin une interruption suivie d’une reconnexion avec ces mêmes données de test. Notez si le client reprend, lance une nouvelle opération ou affiche une erreur. La réussite de la première sauvegarde ne prédit pas le comportement d’une opération interrompue.
Il s’agit d’un exercice de réception proposé, pas d’une certification Time Machine ou d’un test réalisé par PeopleAreGeek. Il ne valide ni restauration complète d’une machine, ni toutes les versions de macOS, ni tous les systèmes de fichiers sous-jacents.
Distinguer disponibilité et protection
Un partage réseau, un transport chiffré et une sauvegarde restaurable répondent à trois questions : le client atteint-il le serveur, la connexion choisie protège-t-elle les données en transit, et les données historiques nécessaires peuvent-elles être récupérées ? Une réponse positive ne démontre pas les autres.
Conservez versions du noyau, des outils serveur et du client, ainsi que configuration du stockage avec le résultat. Cette trace reste utile après une mise à jour. La compatibilité nouvelle élargit les choix de serveur ; son évaluation doit porter sur l’ensemble du parcours de sauvegarde et de récupération.
Revue du 8 septembre : sources et suites de l’annonce vérifiées, explications et illustration reprises.