Les informations sur les H200 destinés aux clients chinois disposent désormais d’une source primaire supplémentaire : le dépôt trimestriel de Nvidia. Il confirme des livraisons limitées, sans détailler chaque client ni son déploiement.

Ce que rapportait la presse en août
Un article Reuters citant le Financial Times évoquait environ 10 000 H200 chacun pour ByteDance et Tencent, avec des autorisations américaines allant jusqu’à 100 000 chacun. Reuters indiquait ne pas avoir pu vérifier indépendamment l’information. Ces quantités doivent rester attribuées à la presse, pas devenir un inventaire client audité par ce site.
Ce que Nvidia a ensuite confirmé
Le dépôt du deuxième trimestre fiscal 2027, clos le 26 juillet, décrit des licences américaines pour des ventes limitées à certains clients chinois, ainsi que des restrictions chinoises. Une fraction des livraisons autorisées a eu lieu, représentant moins de 1 % du chiffre d’affaires Data Center du dernier trimestre.
Le document décrit aussi une inspection obligatoire aux États-Unis et une taxe d’importation associée de 25 %, que Nvidia déclare ne pas avoir répercutée sur ses clients. Cette précision ne revient pas à annoncer une surcharge client identique pour tout GPU vendu en Chine.
Le dépôt confirme l’existence de livraisons. Il ne valide pas indépendamment chaque allocation rapportée, emplacement de rack ou taux d’utilisation.
Cinq étapes qui ne partagent pas le même chiffre
Une autorisation d’exportation définit un périmètre permis. Une commande exprime un achat commercial. Expédition et livraison déplacent le matériel. La mise en service transforme du matériel installé en capacité utilisable. L’utilisation décrit la part de cette capacité réellement occupée. Franchir une étape ne prouve pas l’achèvement des autres.
Dans un inventaire illustratif, 100 unités autorisées, 60 livrées et 40 mises en service donnent 40 unités utilisables à cet instant, pas 100. Ces nombres fictifs expliquent l’illustration ; ils ne décrivent aucun client H200. Les 40 unités opérationnelles ne renseigneraient même pas leur taux d’occupation.
L’ancien article déduisait que le matériel devait rester inutilisé faute de certaines installations à Hong Kong. Cela ne suit pas : capacité louée, destination réelle et état de mise en service nécessitent des preuves distinctes. Un nombre de livraisons ne permet pas davantage d’identifier anciens stocks ou nouvelle production, ni de prévoir la disponibilité pour d’autres acheteurs. Un plan de capacité repose sur les dates confirmées de livraison et de mise en service du système précis.
Revue du 8 septembre : sources recoupées, données actualisées et explications et visuels remplacés.