OpenShot 4.0 est sorti le 30 août 2026, et c'est le plus grand changement de l'histoire du projet. Trois points comptent pour qui monte de la vidéo sous Linux, Windows ou macOS : la frise chronologique en technologie web disparaît au profit d'une version native en Qt, un espace d'enregistrement capture désormais l'écran, la webcam, le microphone et le son système directement dans un projet, et l'étalonnage passe de quelques curseurs à un véritable espace avec roues chromatiques, courbes, tables de correspondance et oscilloscopes. Le masquage d'objets tourne en local via des modèles ONNX, sans compte et sans service distant dans la chaîne.
The short answer
OpenShot 4.0 remplace l'ancienne frise chronologique en technologie web par une implémentation native en Qt, ajoute une vue Enregistrement qui capture l'écran, la webcam, le microphone et le son système dans un projet sous forme de plans séparés, et introduit une vue Couleur avec roues chromatiques, courbes, tables de correspondance et quatre oscilloscopes. Dix nouveaux effets arrivent, dont un masquage d'objets local reposant sur des modèles ONNX téléchargeables qui s'exécutent entièrement sur votre machine. Face à la 3.5.1, le flou gagne 61,8 pour cent et l'accentuation 12,8 pour cent. Sous Linux, la capture fonctionne sur X11 et sur Wayland via les portails de bureau.
Les monteurs vidéo libres grandissent en général une fonction à la fois, ce qui rend remarquable une version qui change la frise chronologique, ajoute un espace de capture et construit un espace d'étalonnage dans le même cycle. OpenShot 4.0 est arrivé le 30 août 2026, et le projet la présente comme sa mise à niveau la plus ambitieuse. C'est une affirmation courante chez les projets libres, mais ici le journal des modifications la soutient.
La frise chronologique n'est plus une vue web
Pendant des années, OpenShot a dessiné sa frise chronologique dans une vue web intégrée. Cela fonctionnait, et cela expliquait beaucoup de petites frustrations : un zoom en retard sur le pointeur, des images clés difficiles à attraper, un code temporel lisible mais pas saisissable. La version 4.0 remplace l'ensemble par une frise native en Qt.
Le gain mesuré est modeste sur le papier, environ 3,4 pour cent de rendu en plus par rapport à la 3.5.1 et environ 5,1 pour cent dès que des transformations interviennent. C'est la latence d'interaction qui a réellement changé, et c'est le type d'amélioration qui se photographie mal mais que l'on ressent en une minute de défilement. Le code temporel modifiable est la petite fonction la plus susceptible de changer vos habitudes, car saisir une position est plus rapide que d'y glisser à chaque fois.
À côté, la chaîne d'effets a nettement accéléré. Le flou mesure 61,8 pour cent de mieux qu'en 3.5.1 et l'accentuation 12,8 pour cent. Le flou fait partie de ces effets que l'on empile sans y penser, sur les titres, sur les arrière-plans, sur les transitions : un écart de cette taille touche donc plus de projets que son nom ne le laisse croire.
Enregistrer dans le projet, avec les sources maintenues à part
La nouvelle vue Enregistrement est la fonction la plus susceptible de remplacer un outil séparé dans une chaîne de travail. Un panneau ancré gère les périphériques d'entrée et affiche les niveaux en direct, et vous capturez le microphone, l'écran, la webcam et le son système directement dans un projet déjà ouvert.
La décision de conception qui la rend utile, c'est que chaque source est enregistrée comme un fichier média distinct et un plan distinct. Le son du microphone n'est pas mixé au son système. La webcam n'est pas incrustée sur la capture du bureau. Quiconque a enregistré un tutoriel puis voulu atténuer le son de l'application sous la voix sait exactement pourquoi cela compte : quand ces deux pistes arrivent déjà mixées, le travail n'est plus du montage, c'est de la réparation. L'aperçu s'affiche sur la frise pendant la capture, ce qui permet de voir ce que vous collectez au lieu de le découvrir à la fin.
Sous Linux, la capture d'écran et de webcam fonctionne sur X11 et sur Wayland, la voie Wayland passant par les portails de bureau et PipeWire. C'est la bonne manière de procéder et la seule qui fonctionne sous un compositeur qui ne distribue pas d'accès arbitraire à l'écran. Cela signifie aussi que la demande d'autorisation affichée est celle de votre bureau, pas celle de l'application.
L'étalonnage gagne des oscilloscopes, pas seulement des curseurs
L'autre nouvel espace est la vue Couleur. Elle apporte des roues chromatiques, des courbes modifiables et la prise en charge des tables de correspondance, avec exposition, contraste, température et teinte, plus un contrôle séparé des hautes lumières, des ombres, de la saturation et de la vibrance. Des préréglages rapides comme contraste automatique, relèvement des ombres, réchauffement et renforcement des couleurs traitent les corrections de routine.
Ce qui change réellement la façon de travailler, ce sont les mesures : forme d'onde de luminance, histogramme, défilé RVB et vecteurscope. Étalonner à l'œil sur un écran non calibré relève de la devinette, et les oscilloscopes sont la façon d'arrêter de deviner. Les avoir tous les quatre dans le monteur plutôt que dans une application séparée transforme la correction colorimétrique d'un effort occasionnel en un geste appliqué à chaque plan.
Dix nouveaux effets accompagnent la version : visualisation audio, synchronisation sur le rythme, grain argentique, débruitage d'image, ombre, halo, carte de déplacement, minuteur, étalonnage et masque d'objet.
Un masquage local, sans compte
Le masque d'objet mérite sa propre note. Il isole un sujet à l'aide de modèles ONNX que vous téléchargez une fois et qui s'exécutent sur votre matériel, la version citant YOLO, EfficientSAM et Cutie pour la détection, la segmentation et le suivi. Pas d'abonnement, pas de service distant, aucun téléversement.
Cela vaut davantage que la fonction elle-même. Un masquage hors ligne continue de fonctionner sur des rushes que vous n'avez pas le droit d'envoyer ailleurs, et il fonctionnera encore l'an prochain quoi qu'il advienne d'une page tarifaire. La contrepartie est le calcul local, un coût visible et planifiable. Si vous suivez la façon dont le reste de la chaîne vidéo libre adopte l'accélération matérielle, notre article sur la conversion de fréquence d'images FFmpeg sur Vulkan et celui sur FFmpeg 9.0 couvrent la couche sur laquelle OpenShot repose au bout du compte.
Une montée de version justifiée, avec une réserve
OpenShot 4.0 tourne sous Windows, macOS et Linux, et la version élargit la compatibilité avec Qt 6 et PySide6 tout en incluant ce que le projet décrit comme une prise en charge Android fondatrice, soit les fondations et non une application mobile publiée.
Le cadrage honnête est qu'une première version de cette ampleur comportera des aspérités, et qu'une réécriture de frise chronologique est exactement le genre de changement qui les révèle sur le terrain plutôt qu'en test. Gardez une installation 3.5.1 sous la main si vous avez une échéance cette semaine. Mais la direction est sans ambiguïté : une frise native au lieu d'une vue web, une capture qui garde les sources séparées, un étalonnage avec mesures, et des fonctions d'apprentissage automatique qui tournent sur votre propre machine. Ce sont des choix d'architecture et non des cases cochées, et ce sont eux qui déterminent ce que les prochaines versions pourront construire.
Sources et pour aller plus loin
- OpenShot 4.0 : enregistrer, monter et étalonner comme jamais, blogue OpenShot, 30 août 2026
- OpenShot 4.0 sort avec l'enregistrement d'écran intégré, Linuxiac
- OpenShot 4.0 ajoute l'étalonnage, un panneau d'enregistrement et Qt 6, OMG Ubuntu, août 2026
- OpenShot 4.0 officiellement publié, ce qui change, 9to5Linux
- Téléchargements OpenShot
Questions fréquentes
Quel est le plus gros changement d'OpenShot 4.0 ?
La frise chronologique. Les versions précédentes la dessinaient dans une vue web intégrée à l'application, ce qui expliquait ce léger décalage permanent entre elle et le reste de l'interface au zoom, au glisser et à l'édition des images clés. La version 4.0 la remplace par une frise native en Qt entièrement repensée, qui apporte un zoom plus fluide, une meilleure manipulation des images clés et un code temporel modifiable au clavier. Le rendu de la frise gagne environ 3,4 pour cent par rapport à la 3.5.1, et environ 5,1 pour cent dès que des transformations entrent en jeu, mais le pourcentage brut sous-estime le gain réel, qui se situe dans la réactivité pendant la manipulation.
Comment fonctionne la nouvelle fonction d'enregistrement ?
Un espace dédié, la vue Enregistrement, comporte un panneau ancré pour gérer les périphériques d'entrée et surveiller les niveaux en direct. Vous pouvez capturer le microphone, l'écran, la webcam et le son système directement dans un projet déjà ouvert, et chaque source arrive comme un fichier média distinct et un plan distinct sur la frise. Cette séparation est l'élément utile : le son du microphone reste indépendant du son système, et la webcam reste indépendante de la capture du bureau, ce qui permet de couper, niveler et masquer chaque source séparément au lieu de démêler un fichier mixé après coup. L'aperçu apparaît sur la frise pendant la capture.
Le masquage d'objets envoie-t-il quelque chose sur un serveur ?
Non. La fonction télécharge des modèles ONNX et les exécute sur votre propre machine. La version cite YOLO, EfficientSAM et Cutie, qui couvrent respectivement la détection, la segmentation et le suivi. Aucun abonnement et aucun service distant n'intervient dans le traitement, ce qui compte à la fois pour des rushes que vous n'avez pas le droit de téléverser et pour une raison pratique : une fonction hors ligne continue de marcher quand un fournisseur change sa grille tarifaire. La contrepartie est le calcul local, payé par votre processeur ou votre carte graphique.
Que contient précisément l'espace d'étalonnage ?
Une vue Couleur avec des roues chromatiques, des courbes modifiables et la prise en charge des tables de correspondance, plus des réglages d'exposition et de contraste, de température et de teinte, et un traitement séparé des hautes lumières, des ombres, de la saturation et de la vibrance. Pour l'analyse plutôt que le réglage, quatre oscilloscopes sont fournis : forme d'onde de luminance, histogramme, défilé RVB et vecteurscope. Des préréglages rapides comme contraste automatique, relèvement des ombres, réchauffement et renforcement des couleurs couvrent les corrections courantes. C'est la première version d'OpenShot où l'on étalonne face à des mesures plutôt que face à son écran en espérant.
Quelles plateformes et quelles bibliothèques sont prises en charge ?
Windows, macOS et Linux, ce dernier couvrant à la fois X11 et Wayland. La capture d'écran et de webcam sous Wayland passe par les portails de bureau plutôt que par une saisie directe de l'affichage, ce qui est l'approche correcte et la seule qui fonctionne sous un compositeur refusant l'accès arbitraire à l'écran. La version élargit la compatibilité avec Qt 6 et PySide6, et le projet décrit une prise en charge Android fondatrice, c'est-à-dire les fondations et non une application mobile publiée.