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Samsung Foundry : la hausse de 15 % n’est pas uniforme

Sur cette page
  1. Lire les fourchettes rapportées
  2. Le prix du wafer ne donne pas seul le coût d’une puce
  3. Distinguer perspectives et rentabilité atteinte

Les informations sur les prix de Samsung Foundry concernent certains procédés et groupes de clients. Elles ne démontrent pas une hausse uniforme de 15 % pour toute puce Samsung ou tout appareil qui en contient.

Exemple original en indices : wafer à 100 et 100 bonnes puces, soit 1 par puce. À 115, production inchangée : 1,15 ; avec 110 bonnes puces : environ 1,045. Puces équivalentes fictives ; encapsulation, test et conception exclus.
Exemple original en indices : wafer à 100 et 100 bonnes puces, soit 1 par puce. À 115, production inchangée : 1,15 ; avec 110 bonnes puces : environ 1,045. Puces équivalentes fictives ; encapsulation, test et conception exclus. Graphique : PeopleAreGeek. Source des données.
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Lire les fourchettes rapportées

L’article Reuters repris par Free Malaysia Today attribue des hausses de juillet à deux personnes informées. Il décrit pour SF4 10-15 % aux clients américains et chinois, contre 5-10 % aux clients taïwanais ; pour SF5, 10-15 % ; pour le 8 nm, environ 10 %. Samsung n’a pas commenté les détails opérationnels.

Ce sont des hausses négociées rapportées, pas une grille universelle publique. Le nom du procédé ne précise ni volume, ni engagement en wafers, ni variante, ni encapsulation, ni renouvellement du contrat. Dans ce récit, les fourchettes américaine et chinoise sont identiques : présenter la Chine comme seule à payer la hausse maximale déforme la comparaison.

Le prix du wafer ne donne pas seul le coût d’une puce

Prenons un exemple simplifié : coût indexé à 100 et 100 puces utilisables par wafer. La fabrication coûte une unité d’indice par bonne puce. Si le wafer passe à 115 et que la production utilisable reste identique, ce coût augmente de 15 %.

Si la production utilisable atteint plutôt 110 puces, le calcul devient 115 divisé par 110, soit environ 1,045. Le coût par bonne puce augmente alors d’environ 4,5 %, malgré la même hausse de 15 % du wafer. Prix et rendements sont fictifs ; ils ne décrivent pas la production Samsung. L’illustration montre les deux scénarios.

Ce ratio exclut masques, conception, test, encapsulation et logistique. Il suppose aussi des puces équivalentes. Une nouvelle conception ayant une surface différente impose un nouveau calcul, pas la réutilisation du même dénominateur.

Distinguer perspectives et rentabilité atteinte

Les résultats Samsung du 30 juillet décrivent une amélioration des résultats de la fonderie avant provisions liées aux incitations, et visent une croissance à deux chiffres de son chiffre d’affaires au second semestre. L’entreprise prévoit davantage de LPU et de base dies en 4 nm, ainsi que la montée en production du 2 nm mobile de deuxième génération.

Un objectif de croissance ne prouve pas une marge bénéficiaire déjà atteinte. Une information sur le wafer ne prédit pas non plus une hausse fixe du prix public six ou douze mois plus tard. Pour budgéter un produit, demandez le devis du procédé et du contrat réels, le nombre attendu de bonnes puces et les autres coûts de fabrication. Appliquer 15 % à tout l’appareil ne fournit pas cette estimation.

Revue du 8 septembre : sources recoupées, données actualisées et explications et visuels remplacés.