Recherche d'adresse MAC
Colle une MAC dans n'importe quel format et lis le fabricant OUI, les bits de diffusion et d'administration, le préfixe de machine virtuelle et chaque écriture.
Cette recherche d'adresse MAC prend la première moitié de n'importe quelle MAC et te dit qui a fabriqué la carte réseau. Colle une MAC avec des deux-points, des tirets, des points, ou aucun séparateur, et l'outil extrait l'OUI, les 24 premiers bits que l'IEEE attribue à un fabricant, et le compare à un lot choisi de fabricants matériels et de virtualisation courants. Il décode aussi les bits qui comptent vraiment sur le câble : unicast ou multicast, unique au monde ou locally administered, et si l'adresse est une de ces MAC randomisées pour la vie privée que ton téléphone distribue par réseau. Les préfixes de machine virtuelle reconnus pour VMware, Hyper-V, VirtualBox, Xen, QEMU et Docker sont signalés au premier coup d'oeil. Tu obtiens chaque écriture canonique pour le copier-coller, plus une note honnête quand un préfixe sort du lot courant. Tout tourne dans ton navigateur et rien de ce que tu colles ne quitte la page.
100% dans votre navigateur. Rien de ce que vous tapez ne quitte cette page.
Utilitaire MAC et OUI local
Chaque carte réseau naît avec une étiquette cousue dans la première moitié de son adresse MAC. Ce bout-là, c'est l'OUI, et il te dit qui a fabriqué l'engin. C'est l'outil vers lequel je reviens sans arrêt quand un appareil inconnu débarque dans la table DHCP et que je veux un indice avant d'aller arpenter le bandeau de brassage. Colle une MAC dans le format que tu veux (deux-points, tirets, points, ou aucun séparateur) et tu obtiens le fabricant probable, plus les bits qui comptent vraiment : est-ce de l'unicast ou du multicast, du vrai matériel gravé en dur ou une adresse randomisée pour la vie privée, et est-ce un de ces préfixes de machine virtuelle qu'on a intérêt à reconnaître au premier coup d'oeil.
Tout tourne dans ton navigateur. Rien de ce que tu colles ne quitte la page. À noter : on compare à une liste choisie de fabricants courants, pas au registre IEEE complet et ses 30 000 et quelques attributions. Un échec ici ne veut pas dire que l'OUI n'est pas attribué, juste qu'il n'est pas dans notre lot courant.
Ce qu'est un OUI, et comment une MAC se coupe en deux
Une recherche d'adresse MAC part d'une seule idée : une adresse MAC fait 48 bits, six octets, et elle se divise en deux moitiés aux rôles très différents. Les trois premiers octets, c'est l'OUI, l'Organizationally Unique Identifier. L'IEEE les vend aux fabricants, donc l'OUI est en gros l'empreinte du fabricant. Les trois derniers octets sont la partie matériel, choisie par ce fabricant pour garder chaque unité unique. Du coup une MAC comme 00:1A:2B:3C:4D:5E se lit « OUI 00:1A:2B, puis matériel 3C:4D:5E ». Savoir où tombe la coupe, c'est toute l'astuce. Tu prends les 24 premiers bits, tu les cherches, et le fabricant ressort.
Un détail qui vaut le coup d'être connu. L'IEEE vend aussi des blocs plus petits maintenant, les registres MA-M (28 bits) et MA-S (36 bits), où plusieurs entreprises se partagent un même préfixe de 24 bits et se répartissent le reste. Notre outil compare toujours sur le préfixe brut de 24 bits, ce que presque tout le monde entend par « OUI lookup », mais sur ces blocs partagés la réponse en 24 bits peut être le détenteur du bloc plutôt que le sous-licencié exact. Pour la grande majorité du matériel, la correspondance en 24 bits est la bonne réponse.
Le bit U/L, et pourquoi ton téléphone ment sur sa MAC
Voilà la partie qui piège les gens. Toutes les MAC ne sont pas de vraies adresses attribuées en usine. Le deuxième bit le plus faible du tout premier octet, c'est le bit U/L, universal versus local. Quand il vaut 0, l'adresse est unique au monde, gravée en usine, et l'OUI a un sens. Quand il vaut 1, l'adresse est locally administered, inventée sur place, et l'OUI ne veut plus rien dire. Il n'y a aucun fabricant derrière.
Avant, c'était rare. Maintenant c'est partout, parce que les téléphones modernes randomisent leur MAC par réseau pour la vie privée. Les iPhone et les Android le font tous les deux par défaut. L'adresse randomisée a toujours le bit U/L à 1, et c'est ça ton indice. Donc si tu cherches la MAC Wi-Fi d'un téléphone et que tu tombes sur un fabricant absurde ou aucune correspondance, ce n'est pas un bug. Le téléphone se cache volontairement. Tout outil de lookup honnête doit signaler ce bit, et le nôtre le fait, haut et fort, parce que deviner un fabricant pour une MAC randomisée, c'est juste raconter n'importe quoi.
Les préfixes de virtualisation à connaître par coeur
Si tu gères la moindre infra virtuelle, une poignée de préfixes OUI méritent d'être connus sur le bout des doigts. VMware en distribue deux célèbres : 00:50:56 pour les cartes attribuées à la main ou par vCenter, et 00:0C:29 pour les anciennes auto-générées. VirtualBox utilise 08:00:27. Microsoft Hyper-V utilise 00:15:5D. Xen apparaît en 00:16:3E. QEMU et KVM se mettent par défaut en 52:54:00, qui se trouve aussi avoir le bit locally administered. Les conteneurs Docker commencent en général par 02:42, encore une fois locally administered. Repère-en un dans une capture et tu sais aussitôt que tu regardes un invité, pas du bare metal. Rien que ça m'a évité pas mal de « mais où est passé ce serveur » dans ma vie.
Quand le lookup fabricant aide, et quand il ment en douce
L'argument honnête : le lookup OUI est un indice, pas une preuve. Il est vraiment utile pour l'inventaire (« c'est quoi tous ces appareils inconnus sur le VLAN invité ? »), pour repérer un fabricant qui ne devrait pas être là, et pour faire un contrôle de cohérence sur une capture. Là où il ment : les MAC randomisées des téléphones (aucun vrai fabricant), le matériel en marque blanche où l'OUI appartient au fabricant du chipset plutôt qu'à la marque sur la boîte, et les adresses spoofées (changer une MAC, c'est l'enfance de l'art). Traite le fabricant comme une piste à creuser, jamais comme une identité. Et pour tout ce qui sort de notre lot de fabricants courants, va à la source : le registre IEEE officiel a chaque attribution.
Sources et lectures complémentaires
- IEEE Registration Authority, recherche officielle OUI et company ID
- Fichier d'attributions OUI de l'IEEE (oui.txt), le registre complet
- Outil de recherche OUI de Wireshark
Questions fréquentes
C'est quoi un OUI dans une adresse MAC ?
C'est l'Organizationally Unique Identifier, les 24 premiers bits (trois octets) d'une MAC. L'IEEE attribue ces blocs aux fabricants, donc l'OUI identifie qui a fait l'interface réseau. Les 24 bits restants sont choisis par ce fabricant pour garder chaque appareil unique.
Pourquoi la MAC de mon téléphone n'affiche aucun fabricant ?
Parce que c'est presque sûrement une adresse randomisée, locally administered. Les iPhone et les Android modernes inventent une nouvelle MAC par réseau Wi-Fi pour la vie privée. Ces adresses ont le bit U/L à 1 et ne portent aucun vrai OUI, donc il n'y a aucun fabricant authentique à trouver. L'outil te le signale.
C'est la base IEEE complète ?
Non, et je préfère être franc là-dessus. C'est un lot choisi d'environ 250 préfixes courants et à forte valeur : les grandes marques de matériel plus les fabricants de virtualisation que les sysadmins croisent vraiment. Le vrai registre IEEE compte bien plus de 30 000 attributions. Si ton préfixe n'est pas là, va voir l'OUI lookup IEEE officiel lié dans les sources.
Je peux faire confiance à une MAC pour identifier un appareil ?
Seulement à moitié. Une MAC se change facilement en logiciel, elle est randomisée par défaut sur les téléphones, et sur le matériel bon marché l'OUI pointe souvent vers le fabricant du chipset plutôt que vers la marque. Sers-t'en comme d'un indice solide en dépannage ou en inventaire, mais jamais comme preuve d'identité pour quoi que ce soit d'important.